Mac Douglas affûte ses sacs auprès des maroquiniers

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Elle revêt une connotation anglo-saxonne qui laisserait imaginer des origines outre-Atlantique, mais Mac Douglas est une marque bel et bien française. Créée en 1947 par un certain Boris Pobert, elle s’est de suite positionnée sur le vêtement de cuir de luxe. « Il s’était inspiré des blousons d’aviateur, le grand succès de l’époque d’après-guerre, d’où le nom Mac Douglas », indique Jean Maury, le dirigeant de l’entreprise familiale depuis 1979, le fondateur étant son parrain. « Nous avons continué dans la même direction jusqu’en 1995 , année où nous avons décidé de développer la maroquinerie, un secteur complémentaire au nôtre puisqu’il constitue un marché 10 fois plus important que celui du vêtement de cuir avec des prix unitaires beaucoup moins élevés permettant, de fait, de traiter plus de grands volumes », poursuit-il.

A ce jour, la société cumule trois activités ; la vente en gros de vêtements cuir, mais dont la fabrication et la distribution ont été confiées à un licencié, la distribution avec 5 boutiques en propre sur Paris et la fabrication en maroquinerie, laquelle représente l’axe central de l’entreprise qui occupe 70 personnes en France et génère un chiffres d’affaires de 15 millions d’euros, dont 10% sont réalisés à l’export. La force de Mac Douglas réside donc dans le marché français qui couvre plus de 450 comptes clients maroquiniers gérés par 4 commerciaux intégrés, 5 franchisés (à Toulouse, Lyon, Bordeaux, Valence et Evry 2) et 12 corners dans les Galeries Lafayette. Cette large représentativité, Mac Douglas la doit à sa communication musclée dont le budget s’élève à 1 million d’euros.

Ce qui lui vaut une bonne notoriété et une place privilégiée parmi les marques au positionnement haut de gamme. Et pour accentuer encore sa visibilité, elle fournit aux détaillants des visuels, affiches, PLV et petits mobiliers. « C’est un axe que nous souhaitons développer avec nos distributeurs à qui nous proposerons bientôt un vrai outil merchandising et notamment des corners », précise M. Maury. De tous âges, sa clientèle appartient à un style sportswear chic qui revendique une qualité de cuir, une modernité et une certaine intemporabilité. « Depuis la crise, la tendance est au retour à des valeurs qui sécurisent les clients. Les maroquiniers se recentrent sur des modèles en cuir. Chez nous, les lignes en buffle représentent 35% des ventes. Celles en toile qui fonctionnaient très bien ces dernières saisons accusent un fléchissement, amis qui est purement conjoncturel », observent le gérant et la directrice marketing Catherine Buecher, en charge également de la création.

Si jusqu’ici les collections étaient exclusivement dédiées aux femmes, désormais Mac Douglas s’adresse aux hommes et vient de lancer deux lignes de besaces, petite maroquinerie et sacs business, l’une en cuir imprimé façon croco, l’autre en cuir lisse. Toutes deux ont reçu un très bon accueil auprès des professionnels. Un autre projet vise également à travailler le bagage. Une ligne devrait être lancée sur l’été 2011. Outre cette diversification produit, l’entreprise vise un dernier axe de développement qu’est celui de la franchise. « Cela participe de notre volonté de renforcer notre présence dans certaines régions de France ». Quant à l’international, Jean Maury parie sur l’Espagne et l’Italie, pays où les multimarques ont encore toute leur place et où le cuir demeure un symbole fort en matière de mode. « Mais dans ce cas de figure, il faudra faire précéder la distribution de larges campagnes de communication comme a su le faire l’italien Hogan en France », conclut-il. Dans l’attente d’une fin de crise, la marque savoure déjà tout un potentiel à explorer.

Texte : Nathalie Raut

Publication : Sacastar.com la maroquinerie sur internet.

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