La tendance des sacs à main moyen de gamme: une mode secrète en temps de crise en Italie

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Cest le it-produit du moment: avec la crise, l’accessoire moyen de gamme, surtout le sac à main, est devenu la star des grands magasins. Enquête à Milan dans les flagship stores des deux grandes enseignes de la Botte: La Rinascente et Coin.

Dans le flagship store de la Rinascente, à Milan, dénicher des sacs moyen de gamme est un petit exploit. Miu Miu, Louis Vuitton, Moschino: dans ce grand magasin, les griffes luxueuses sont les chouchous. Installées dans un entresol, elles bénéficient d’une vitrine hors-norme: ce demi-étage est uniquement composé d’une succession de balcons aux vitres transparantes, surplombant le rez-de-chaussée open-space. Quid des marques moyen de gamme? Dans l’entresol également, elles sont une dizaine à se partager un couloir, dans un angle, loin de ce que l’enseigne appelle le “balcon du luxe”. Pour s’exprimer, elles se contentent de box identiques de 13m², avec quelques étagères et présentations. Une sobriété qui ne les empêche pas d’être les stars du moment: “Pour ces sacs, ces derniers mois, les ventes ont augmenté en moyenne de 30% et même de 50% pour Guess”, calcule Linda Monfrini, responsable des accessoires, qui décrypte: “avec la crise, les gens évaluent beaucoup plus le rapport qualité-prix”. Ainsi, alors que le luxe stagne, les clients de la Rinascente - 13 poins de ventes pour ce grand magasin fondé en 1865 - s’arrachent les sacs et portefeuilles Séquoia, DKNY, Francesco Biasia, Coccinelle, 1A classe (d’Alviero Martini), Nannini et Guess, les prix oscillant entre 50 et 400 euros. Ces sacs sont repérés essentiellement dans les showrooms et lors du salon Mipel, à Milan. Ces derniers mois, la crise a toutefois influencé la sélection: “Nous avons privilégié les entrées de gamme moins chère et délaissé parfois le top d’une collection, admet Linda Monfrini. Sauf quand un produit est dans une pub: dans ce cas-là, on le prend toujours! La flexibilité des fournisseurs est aussi un critère important dans notre choix. Nous aimons travailler en ayant la possibilité de changer vite quand une collection ne marche pas. C’est d’ailleurs un des points positifs de la crise: avec les commandes annulées par d’autres magasins, les dépôts sont pleins. Du coup, nous pouvons faire des changements rapides et intéressants sans aucune difficulté”. Sauf ces situations exceptionnelles, le turnover du moyen de gamme de la Rinascente est calé sur les saisons et les soldes. Prudente, l’enseigne mise sur “les produits les plus connus”, sans distinction de nationalité, et confie tester de nouvelles marques - Vanessa Bruno, Marc By Marc Jacobs - en glissant d’abord quelques pièces dans ses rayons habillement. Si le produit part bien, la griffe aura peut-être sa place dans le “couloir” du moyen de gamme. Mais pas question d’accéder au “balcon du luxe”! Seul Furla a réussi à décrocher 25m² d’espace personnalisé, entre Céline et Burberry. “Un cas à part car Furla a un succès incroyable ici, commente Linda Monfrini. Mais cela ne change pas notre priorité: le luxe. C’est ce qu’attend notre clientèle, composée essentiellement de touristes.” Preuve que La Rinascente mise sur le must, le magasin a supprimé en 2007 son espace bijoux-accessoire textile du rez-de-chaussée. Désormais, à ce niveau, derrière les parfums, exit le textile (quelques pièces sont encore discrètement présentées au bout du couloir moyen de gamme). Les grands corners bijoux sont pour les moyen de gamme). Les grands corners bijoux sont pour les luxueux Bulgari ou Swarovski, tandis que le moyen de gamme partage les vitrines de l’horlogerie. DKNY, Fossil, Swatch: ” Nous n’avons pris que des bijoux confectionnées par des marques qui font des montres, note Linda Monfrini. Pour nous, c’est un marché peu développé qui ne fait pas venir le client”.

Chez Coin, le juste prix prime sur la griffe

A cinq stations de tram de là, dans le flagship store de Coin, autre grand magasin italien, spécialiste du moyen et haut de gamme, le point de vue est totalement différent. Tous les accessoires sont au rez-de-chaussée, après le maquillage et les parfums. Et les bijoux et le textile ont largement leur place. “Pour les bijoux, l’italien Amore & Baci et la Colombienne Tatunè, que nous avons découverte, sont très importants pour nous, précise Cristina Finocchietti, responsable accessoires du groupe. A côté de notre espace bijouterie, nous plaçons toujours l’accessoires du groupe. A côté de notre espace bijouterie, nous plaçons toujours l’accessoire textile. Cela renvoie de la couleur, stimule les tendances. On y trouve du Guess, du Roberto Cavalli, de l’Emporio Armani, mélangés avec les marques de notre groupe”. Enseigne historique fondée en 1916, le groupe Coin ne souhaite pas donner de chiffres de ventes mais confirme aussi le succès de l’accessoire moyen de gamme: “Les bijoux et les accessoires textiles se portent bien et nous avons vendu plus de sacs cette année, résume Crstina Finocchietti. Avec la crise, le consommateur a changé, il ne recherche plus LA griffe mais LE juste prix. De notre côté, nous essayons de proposer les marques les plus tendances et de découvrir de nouveaux talents. Le client doit trouver ici de l’exclusif, comme les bijoux de l’Allemand Thomas Sabo, dont nous sommes le seul distributeur en Italie”. Côté sac, les griffes incontournables de Coin - prix entre 59 et 190 euros -sont en ce moment Coccinelle, Guess, Nannini, George Gina & Lucy, Kathy Van Zeeland ou encore Lollipops. Dans ses 64 magasins, Coin propose une moitié de sacs griffés moyen de gamme, présentés le plus souvent dans des espaces customisés par la marque, et une autre moitié de sacs “by Coin”. Autre particularité de l’enseigne? Le turnover rapide. “Toutes les trois semaines, le magasin doit présenter un nouveau visage” indique Cristina Finocchietti. Pour répondre à la demande d’une clientèle très large (de l’ado au business-man), l’équipe de Coin mise sur son originalité en temps de crise et continue de sélectionner entrées de gamme et tops d’une collection. Les produits sont repérés dans les grands salons (Mipel à Milan, Bread&Butter à Berlin, Pure à Londres, Première Classe à Paris), dans la presse, sur le web, et lors de voyages. Même si aujourd’hui, “le made in” n’aurait plus autant d’importance. “Le produit français est encore synonyme de mode et de bon goût, mais le client ne s’intéresse plus qu’à ça, assure Cristina Finocchietti. Il veut aussi des produits différents et un vrai bon rapport qualité-prix”.

Rédaction: Jessica Agache

Publication: Sacastar.com la maroquinerie sur internet

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